Écuires

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Écuires
Administration
Arrondissement de Montreuil-sur-Mer
Canton Canton de Berck
Ancien canton Ancien canton de Montreuil
Code Insee 62289
Code postal 62170
Intercommunalité Communauté de communes du Montreuillois
Statistiques
Population 781   hab.
Superficie 9,2 km2 
Densité 85,4  hab. par km2 
Autres
Site web Pas de site officiel


Les marais
Les marais

Territoire

caractéristiques générales, limites, hameaux, ...

Toponymie

  • Squira en 1042, Escurae en 1079, Escuir en 1154, Ecuirs en 1739 [1]

Géographie

  • Écuires depuis les remparts de Montreuil[2]

Ce cône de vue embrasse la partie Nord de la ville d'Écuires. On aperçoit, au premier plan, le lôtissement de la rue de la Tour de Justice. Cette zone est traversée par un important réseau routier, croisement entre la RD n° 138 et la RN 1. Au second plan, on aperçoit la trajectoire horizontale de la RN 1. La vue porte jusqu'aux plateaux de Beaumerie-Saint-Martin. Cette partie de la ville, limitrophe de Montreuil, a été lôtie récemment. Les infrastructures implantées dans le quartier du Bras-d'Or déservent la ville de Montreuil. Ainsi la piscine a été construite en 1971, le collège a été ouvert en 1974 et le complexe sportif a été inauguré en 1983.

  • Les fonds d'Écuires[3]:

Les fonds d'Écuires correspondent à un vallon situé à l'intersection de deux grands plateaux : celui de Beaumerie-Saint-Martin, au Nord, et celui situé au Sud d'Écuires. Ce paysage est constitué de petits champs et pâtures bordés de haies. La végétation est assez rase, elle comporte peu d'arbres principalement regroupés au second plan. Le centre ancien d'Écuires est niché au creux du vallon. Ce village se distingue par ses toits de tuiles. On aperçoit, à l'horizon, le silo implanté sur les hauteurs, en direction de la RN 1. Ce paysage est fermé.

  • La rue du marais[4] :

Rue très large, située au Nord de la commune, légèrement en retrait du bourg. Orientée Nord-Sud, elle forme une intersection à l'Ouest avec la ruelle du Marais, et avec l'impasse de la Bastille à son extrémité Nord-Est. Assez peu fréquentée, la rue n'est bordée que d'habitations, à l'exception d'une ancienne usine située au Nord-Est de la voie. Un fossé d'irrigation bordé d'herbe coule au milieu de la rue. Des peupliers rythment les bords du cours d'eau qu'enjambent au Nord et au Sud deux petits ponts. À l'exception de la zone située au Nord-Est de la rue, la plupart des maisons sont disposées parallèlement à la voie, en retrait d'alignement, et sont associées à des remises conférant à l'ensemble des plan en U. Ces petites maisons de plain-pied sont construites principalement en torchis sur un soubassement de silex. La partie Nord-Est de la rue est moins construite. Quelques bâtiments en moellons de craie, parfois détériorés, y apparaissent. Au Nord, des terres humides bordent le sentier de Marcadée qui relie cet ensemble urbain au hameau de La Marcadée, qui borde la RD 138. Le mobilier urbain reste très discret ; quelques bancs sont disposés en bordure du canal.

Le village d’Écuires, dont la première implantation devait être plus au Sud, au lieu-dit « Le Fond des Granges », s’est déplacé, en raison des invasions successives, vers le Nord. C’est au XVe siècle qu’il s’établit dans les marais. Albert Leroy décrit la rue du Marais comme étant typiquement picarde, avec « ses petites maisons à pignon sur rue et ses cours fermées par des grilles ». Il rappelle que le fossé actuel était autrefois un cours d’eau. Un article des Cahiers du pays de Montreuil évoque une des activités exercées par les habitants de la rue autrefois : les badestamiers fabriquaient à domicile des bas de laine sur métiers à tricoter[5].

  • L'insertion du village d'Écuires dans le paysage[6] :

Le centre ancien d'Écuires est implanté au creux d'un vallon. Le bâti est très dispersé. Plusieurs centres se distinguent : un noyau s'est constitué autour de la petite place et un autre autour de l'église. Ces deux ensembles sont reliés par la route de Boisjean le long de laquelle des constructions se sont implantées plus récemment. Les toits de tuiles émergent du paysage. La sihouette de l'église est également prédominante. À l'horizon, on devine la zone pavillonnaire du Bras-d'Or. Vers l'Ouest, on aperçoit le bocage des fonds d'Écuires.

  • Les plateaux au Sud d'Écuires[7] :

Depuis la ferme du Paon, on observe l'étendue l'étendue des plateaux situés au Sud d'Écuires. À l'Ouest, on devine la RD n°139 bordée d'arbres. Le paysage est constitué de vastes champs ouverts. En direction du Nord, on aperçoit les fonds d'Écuires. Le bâti se distingue à peine au creux du vallon. Enfin, vers l'Est, se situe le bois de Beaurepaire, sur la commune de Beaumerie-Saint-Martin. Il s'agit d'un paysage très ouvert.

Histoire

Situé au sud de Montreuil-sur-Mer, l’actuel village d’Écuires s’est niché au creux d’un vallon humide. Son apparition semble étroitement liée à l’histoire de la ville de Montreuil-sur-Mer puisque le village n’est à l’origine qu’une dépendance de l’abbaye Saint-Saulve. Son nom même dérive du mot scuria qui signifie écurie ou grange. Il atteste que les moines y possédaient des droits anciennement abandonnés à leur profit par le comte de Montreuil Herluin. Outre les deux tiers de la dîme et certaines corvées sur les habitants, l’abbaye y possédait également un vivier à poissons et des vignes fournissant le vin de messe.

Une famille seigneuriale portant le nom du village est attestée dès le début du XIIe siècle. Elle semble inféodée aux comtes de Montreuil et réside dans cette ville plutôt qu’à Écuires.

Selon la tradition, un sanctuaire primitif devait exister au lieu-dit le Cronquelet du Hamel, à l’extrémité du village actuel, vers Boisjean. Au XVe siècle, le village se replie vers le nord pour bénéficier de la protection de l’enceinte de Montreuil-sur-Mer et se dote d’une nouvelle église dédiée à saint Vaast.

Il existait de nombreux fiefs nobles sur le territoire d’Écuires qui perdurent aujourd’hui sous la forme de grosses fermes seigneuriales. Le fief du Quiévremont, dont un manoir situé sur la route de Boisjean subsiste, appartenait autrefois à la famille Acary de la Rivière. En 1810, l’un de ses membres a fait construire l’hôtel particulier montreuillois qui porte aujourd’hui son nom.

Écuires ne devient une commune indépendante que lors de la suppression de la banlieue de Montreuil-sur-Mer en 1790.

Patrimoine

Habitat

Patrimoine religieux

Patrimoine éducatif

Patrimoine économique

Moulins, gares, forges, brasseries, ...

Patrimoine ethnographique

Coutumes et traditions : pratiques locales, costumes, musique, sports, gastronomie, folklore, fêtes traditionnelles, ...

Patrimoine commémoratif

Économie

Données actuelles

Infrastructures et équipements

Collectivités publiques et services : écoles, postes, piscines, bibliothèques, centres sportifs, ...

Vie quotidienne

Associations d'hier et d'aujourd'hui

Des hommes et des femmes

Démographie

Évolution démographique (Sources : Cassini[8] et INSEE[9])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
540 544 563 626 746 753 777 775 756 700
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
722 690 664 654 567 600 632 680 600 588
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
551 519 510 511 503 546 576 579 586 670
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
795 878 830
De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.


Les maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  en cours Philippe Cousin    
    Alain Noyelles    
[1983]   René Gest    
[1971][10]   Paul Bourgain   Cultivateur
1945   Eugène Biguet   Cultivateur
         
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Les adjoints au maire

  • 1953 [11] : Paul Bourgain.
  • 1959 [12] : Paul Bourgain, René Nusbaum.
  • 1971 [13] : René Gest, René Nusbaum.
  • 1983 [14] : Jean-Pierre Berlange, Jean-Marie Monnet, Jean-Pierre Gest, Michel Carpentier.

Les natifs d'Écuires décorés de la Légion d'Honneur

Charles Brasseur (1823-1864) ; Jacques Cavelard (1781-1822) ; Louis Conty (1881-1953) ; Augustin Delétoille (1799-1863) ; Pierre Delétoille (1780-1848) ; Paul Fourdinier (1887-1949) ; André Lavezzari ; Albert Legrand ; Joseph Varlet (1787-1864) ; Philippe Varlet (1782-1826).

Galerie photo

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Notes et liens

Bibliographie

  • Albert Leroy : Les vieilles fermes du Pays de Montreuil, 1972, t. 1, 271 p. 
  • Gérard Bacquet : Val de Canche, 1982, 222 p. 
  • Lucien Vasseur, « Ecuires », dans Plein Nord ; n° 82, avril 1982, p. 30-31
  • Jean-Marie Monnet, « Écuires aux XVIIe et XVIIIe siècles. Mouvement démographique », dans Dossiers archéologiques, historiques et culturel du Nord et du Pas-de-Calais, n° 16, 1983, p.  16-17
  • Jacques Hurtrelle avec la collaboration de Georges Dilly et Jean Lephay : Carreaux funéraires en terre cuite vernissée des églises du Ponthieu, Dossiers archéologiques, historiques et culturels du Nord et du Pas-de-Calais, n° 16, 1983, p.  21-43
  • Gérard Bacquet : Le Ponthieu, 1992, 535 p. 
  • Daniel Piton : Écuires dans Chronique archéologique, Sucellus, n° 55, 2004, AMPBBE, p.  51-52
  • Christian Gonsseaume : Écuires dans Répertoire iconographique et statuaire du pays de Montreuil, Sucellus, n° 57, 2006, AMPBBE, p.  31

Liens externes

Notes

  1. Jacques Mahieu : Noms des lieux des cantons d'Étaples et d'Hucqueliers et de leurs confins ainsi que du littoral du Marquenterre, Mémoire d'Opale n° 3, p. 22-39
  2. Bruno Béthouart, Histoire de Montreuil-sur-Mer, Étaples, Le Touquet-Paris-Plage, du Val de Canche à la Côte d'Opale, Toulouse, 2006, p.  170-172.
  3. Communauté de communes du Montreuillois / GRAHAL (mission de recensement du patrimoine architectural, urbain, paysager) 2007-2009.
  4. Communauté de communes du Montreuillois / GRAHAL (mission de recensement du patrimoine architectural, urbain, paysager) 2007-2009.
  5. Les Cahiers du Pays de Montreuil, n°8, août 1984, « Notre village : Écuires », p.  38 ; Roger Rodière, Notices archéologiques sur les monuments religieux des environs de Montreuil-sur-Mer, Pas-de-Calais, t.I, Écuires, 1884, p.  132 ; Albert Leroy, Les vieilles fermes du Pays de Montreuil, Montreuil-sur-Mer, 1972, t. 1, p.  28.
  6. Communauté de communes du Montreuillois / GRAHAL (mission de recensement du patrimoine architectural, urbain, paysager) 2007-2009.
  7. Communauté de communes du Montreuillois / GRAHAL (mission de recensement du patrimoine architectural, urbain, paysager) 2007-2009.
  8. Population avant le recensement de 1962
  9. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  10. Recueil des actes administratifs de la préfecture du Pas-de-Calais et Bulletin d'informations administratives. Tableau nominatif des maires et adjoints du département du Pas-de-Calais élus en 1971.
  11. Recueil des actes administratifs de la préfecture du Pas-de-Calais. Numéro spécial du 5 août 1953. Tableau nominatif des maires et adjoints du département du Pas-de-Calais élus en 1953.
  12. Recueil des actes administratifs de la préfecture du Pas-de-Calais. Numéro spécial. Tableau nominatif des maires et adjoints du département du Pas-de-Calais élus en 1959.
  13. Recueil des actes administratifs de la préfecture du Pas-de-Calais et Bulletin d'informations administratives. Tableau nominatif des maires et adjoints du département du Pas-de-Calais élus en 1971.
  14. Recueil des actes administratifs de la préfecture du Pas-de-Calais de 1983. Tableau nominatif des maires et adjoints élus suite au renouvellement général des conseils municipaux des 6 et 13 mars 1983.