Monument aux morts de Liencourt

De Wikipasdecalais
Aller à : navigation, rechercher
Monument aux morts de Liencourt
Defaut.svg
Localisation Liencourt
Conflits commémorés 1914-1918
Épitaphe La commune de Liencourt
à ses enfants morts pour la patrie
1914-1918
N'oubliez jamais !

Inauguration

Inauguré le dimanche 30 juilet 1922.

« Le dimanche 30 juillet tandis que M. Poincaré inaugurait le mausolée de la Grande Chevauchée, la population de Liencourt inaugurait le monument que par souscription elle a élevé aux 9 poilus de ce village tombés au champ d’honneur.

Dès le matin la localité a pris un air de fête, les maisons sont pavoisées, le long des rues courent des guirlandes tricolores, neuf arcs de triomphe portent des patriotiques inscriptions. A 11 heures, une messe solennelle est célébrée par M. le Curé dans l’église ornée de drapeaux et de fleurs, et illuminés de nombreux cierges. Au milieu de la nef se détache un petit tertre de gazon représentant une tombe de poilu, tous les anciens combattants l’entourent. M. le chanoine Joly, doyen de Saint leu à Amiens qui préside la cérémonie religieuse prononce une émouvante allocution ; entourés des abbés Cornet et Doal, il donne ensuite l’absoute solennelle et procède à la bénédiction d’une superbe plaque de marbre noir posée dans l’église et à celle du monument qui se dresse à l’ombre du clocher, puis le cortège se dirige vers le cimetière où M. le curé dit à tous son meilleur merci et bénit les tombes.

A 16 heures, la municipalité reçoit les autorités à l’extrémité du village, le cortège se forme rapidement. La police locale précède le drapeau qu’escortent des soldats en armes. Puis viennent de nombreuses sociétés de combattants avec leurs étendards et leurs cliques. On remarque un groupe compact d’infirmiers, puis les enfants de l’école avec des gerbes de fleurs. La France victorieuse entourée de l’Alsace et de la Lorraine termine le défilé avec le conseil municipal. Le cortège se rend devant le monument, les autorités prennent place dans une tribune ornée de drapeaux tricolores. Après la classique sonnerie de clairons on procède à l’appel toujours émouvant des soldats décédés et les familles déposent des fleurs. M. Octave Petit, au nom des anciens combattants salue et célèbre ses anciens camarades ; M. Delattre, maire, en des pages solidement pensées, résume l’histoire de la guerre dans sa commune ; Melle Suzanne Beauchet se fait l’interprète des anciens élèves de l’école pour rendre hommage aux poilus ; M. Bouillet, conseiller d’arrondissement et M. A. Petit, conseiller général, tirent les conclusions pratiques de cette belle fête ; M. Lefebvre, adjoint, exprime à tous les remerciements de la municipalité. Entre ces discours, des enfants récitent des poèmes, et un groupe de chanteurs et de chanteuses, placé sur les marches de l’église, entourant M. le curé chantent des chœurs de circonstance. La foule qu’on évalue à 2000 personnes ne ménage pas ses applaudissements et resta stoïque sous la pluie qui ne cesse guère de tomber. Les sociétés se rendent à la mairie où un vin d’honneur est offert. Le soir, la compagnie d’électricité tient à s’associer à la fête, elle accorde aux habitants, le courant attendu depuis quelques temps et elle illumine le monument. Tous les assistants ont été unanimes à louer cette fête patriotique si bien réussie.[1] »

Liste des noms inscrits

Émile Decroix (1881-1914)
Louis Carpentier (1876-1914)
Désiré Mercier (1893-1915)
Maurice Depres (1887-1915)
Louis Alalinarde (1895-1915)
Fernand Mannard
Albert Flourd (1896-1916)
Adolphe Massy (1882-1917)
Marcel Lesieux (1896-1918)
Edmond Danel

Lien externe

Références

  1. L'Avenir de l'Artois du vendredi 4 août 1922

Sources